dimanche 18 décembre 2011

Fête des Lumières à Lyon du 8 au 11 Décembre 2011


Ce n'est pas de la randonnée en rase campagne, mais nous avons arpenté les arrondissements de Lyon à la découverte de nombreux sites grandioses, poétiques ou insolites. Quatre jours, pour s’émerveiller en découvrant le festival des Lumières. Un rendez-vous nocturne incontournable pour les amateurs de spectacles "sons et lumières", Lyonnais ou non .
Pour cette 13ème édition de la Fête des Lumières, les monuments, les fleuves -Rhône et Saône - les ponts, les collines se transforment en une véritable féérie de lumière.
La Fête des Lumières est née le soir du 8 décembre 1852, lorsque les Lyonnais ont illuminé leurs fenêtres et leurs balcons avec des bougies et sont descendus dans la rue pour célébrer l’installation de la statue de la Vierge Marie sur la colline de Fourvière. Aujourd'hui cette fête populaire, dénommée fête du 8 décembre ou des illuminations, se déroule sur 4 jours autour du 8 décembre. Les habitants éclairent leurs façades en posant de petits lumignons sur les rebords des fenêtres. La Fête des Lumières anime tous les quartiers et offre dans toute la ville des scénographies et des spectacles de lumière innovants et surprenants. Lorsque la fraîcheur de la nuit tombe, marrons grillés et vin chaud apportent un peu de chaleur !
Merci aux Lyonnais pour l'accueil et l'organisation de ce long week-end.
Pour en savoir plus sur tous ces lieux illuminés : les places du Terreau, Bellecour, de la République, la cathédrale St Jean ou bien encore le quartier de Croix Rousse, cliquez sur le diaporama suivant :

lundi 5 décembre 2011

Côte Atlantique : Landes, Bassin d'Arcachon et Bretagne



Ce séjour est basé sur l'observation des grues cendrées et de oiseaux migrateurs dans les Landes et le Bassin d'Arcachon. Notre base dans les Landes se situe à Mimizan, région que JPierre tient à me faire connaître. Il a effectué l’inventaire des petits mammifères de ces forêts de pins maritimes, plus particulièrement de la réserve de la Mailloueyre.


Notre première balade emprunte le sentier de la Malloueyre au départ de la maison forestière de Leslurgues où se trouvent 2 vergers pour la production de graines de pins maritimes. Le sentier serpente dans la « forêt de protection » derrière la dune où se trouvent 2 étangs. Son objectif est de protéger la forêt de production, située en arrière, de la violence des vents et du des embruns salés. Ceci est visible par l’aspect torturé des pins maritimes formant des sculptures végétales et de nombreux arbres morts. Les dunes du cordon dunaire sont fixées grâce à 2 graminées : l’oyat et l’agropyron. Ce site est intégré dans le réseau européen Natura 2000.

Pour notre deuxième balade, nous observons les grues cendrées au gagnage puis allons à la réserve d’Arjuzanx (près de Morcenx) rejoindre Bernard Devaux, le collègue de JPierre, qui nous a accueilli dans sa maison forestière de Mimizan plage.
En ce milieu d’après midi, les grues ne cessent de se diriger vers leur dortoir et nous attendons l’heure pour gagner le point d’observation et assister au spectacle.




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--- Le cordon dunaire de Mimizan --- Les grues cendrées au gagnage dans les chaumes de maïs --- vols de ramiers


Situé au coeur de la forêt landaise et aux portes du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, le site d’Arjuzanx, qui s’étend sur plus de 2600 hectares, est né de l’exploitation d’une mine de lignite (sorte de charbon). Depuis 1983 l’ancienne mine, réhabilitée par EDF, accueille surtout des Grues cendrées en hivernage de mi octobre à mi-mars. C’est le 1er site français d’hivernage des grues. Lors de notre passage, le nombre de grues a été estimé à plus de 23.000. J’ai été très impressionnée par cette « féérie » de ces oiseaux. Les zones de remise du site d’Arjuzanx se composent de dortoirs (bordures et zones de faible profondeur des plans d’eau et aussi de dépressions humides) et de zones de pose (pré d’envol et pré-dortoirs) qui correspondent aux milieux prairiaux et landicoles.
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--------Fôret landaise ------ Lac d'Aureilhan ---- La dune du Pyla prise du Cap Ferret--------- Parc ostreicole -

Les grues cendrées, nichent dans le Nord de l’Europe. A l’automne, elles se regroupent et partent pour un grand voyage allant des pays scandinaves et de l’Allemagne du Nord à la péninsule ibérique. Parce qu’idéalement situé sur le couloir de migration, les Landes de Gascogne accueillent de très nombreuses Grues cendrées en hivernage. Les sites majeurs sont la Réserve Nationale d’Arjuzanx et le Camp du Poteau à Captieux. Les grues qui ne s’arrêtent pas en France rejoignent l’Espagne (Extremadura). A partir de février, les grues entament la migration de retour vers leurs zones de nidification où les couples vont se disperser, au sein de vastes étendues de marais, de tourbières, de forêts marécageuses pour se reproduire.
Un grand merci à nos amis Bernard et Elisabeth qui nous ont permis d’assister à ce ballet. Avant de gagner Lanton et le Bassin d’Arcachon, un dernier adieu aux Landes en passant par le lac d’Aureillan, puis les étangs de Biscarrosse, mais peu d’oiseaux dans les jumelles.


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----- Le Bassin d'Arcachon --------- la réserve du Teich et ses huttes de chasseurs -


Notre point de chute fut Lanton où nous retrouvons un ami de longue date, Guy DUPUY (qui n’a pas pris une ride !) que nous remercions pour son chaleureux accueil. Une hésitation pour la durée du séjour (en fonction du temps), et nous choisissons de rester quelques jours pour découvrir le bassin d’Arcachon.
Nous profitons de la douceur automnale et du généreux soleil pour faire de nombreuses observations dans les vasières du Bassin d’Arcachon. Une visite au Cap Ferret, à Arcachon et à dune du Pyla s’imposait. A noter 2 belles randonnées. L’une au domaine de Certes-Graveyron, domaine du Conseil Général, (anciens bassins piscicoles aujourd’hui aménagés pour la faune) et l’autre à la réserve ornithologique du Teich. Le bassin d'Archachon à marée basse, est un espace favorable à l'hivernage des limicoles et bernaches cravants et la longue vue s’impose. Nous avons pu observer des stationnements de bernaches, limicoles (pluviers argentés et dorés, bécasseaux variables, ...), chevaliers (gambette, aboyeur, ...) barges à queue noire... spatules, cigognes, cygnes tuberculés, grand cormorans, aigrettes garzettes, grandes aigrettes, hérons, …., plus de 40 espèces !
Avant de gagner la Bretagne, une halte est prévue dans le Marais Poitevin, cette fameuse Venise Verte. Pique nique à Coulon puis promenade en bordure des canaux, visite de Damvix et un coup d’œil à l’abbaye en ruine de Maillezais, mais nous y reviendrons pour un séjour plus long.

Là encore notre fin de séjour breton est aussi orienté sur l’observation des oiseaux limicoles et migrateurs. Quelques travaux de jardinage chez Jeannette et nous profitons de belles journées de novembre pour aller au Pays Bigouden, plus particulièrement dans l’Anse de Pont l’Abbé, Loctudy et l’Ile Tudy, cette langue de terre qui porte le nom d’île mais n’est qu’une presqu’île et ancien port sardinier. Bernaches cravants et de nombreux limicoles sur les vasières face aux îles Queffet, Chevalier, Garrot. Des chevaliers (gambette) mais aussi courlis cendré et courlieu, bécasseaux sanderlings, minutes, grands gravelots mais aussi de nombreux canards : tadornes, sarcelles d’hiver, souchets, pilets.

dimanche 23 octobre 2011

Randonnées en Aubrac avec nos amis Soubrier Octobre 2010


L'Aubrac situé au Sud du Massif Central est étalé sur 3 départements : Lozère, Aveyron et Cantal (une faible part, la région de St Urcize). C'est un vaste plateau limité au nord par la Vallée de la Truyère et au sud par la Vallée du Lot. D'une altitude moyenne de 1000 m à 1400 m, l'Aubrac culmine à 1469 m au signal de Mailhebiau (Lozère) et 1440 m aux Trucs d'Aubrac (Aveyron). Le climat est typiquement montagnard, avec des hivers longs et rudes où la neige envahit le plateau balayé par la tourmente. Mais dès le printemps, la végétation renaît riche d'une flore exceptionnelle, abritant plus de 1000 espèces de plantes dont certaines sont très rares.
Grands pâturages, boraldes, lacs, cascades, forêts et tourbières, voilà l'Aubrac, pays de silence et de mystère qui fascine toutes les âmes amoureuses de la nature.
Mais qu'est-ce donc que l'Aubrac ? un plateau, un hameau, une vache, un fromage ? tout cela à la fois.

Jusqu’aux alentours de l’an 1000, l’Aubrac était couvert de forêts de hêtres et de sapins. Un dénommé Adalard, comte d'origine flamande, à fonder au voisinage du point le plus élevé, une abbaye pour protéger les pèlerins. Cette abbaye fut construite par des moines en 1120. On l’appella Abbaye d’Aubrac. Il n'en reste que l'église romane, un bâtiment du XVe siècle transformé en maison forestière, une tour carrée dite "Tour aux anglais" qui aurait été bâtie vers 1350 pour pour protéger la dômerie des attaques des anglais (pendant la guerre de 100 ans).

Les moines défrichèrent au fur et à mesure autour de leur abbaye. Ces espaces déboisés étaient trop en altitude pour cultiver de façon rentable des céréales. Par contre, l’herbe poussait bien et était très riche. C’est ainsi que l’élevage a commencé grâce à la race Aubrac : une race rustique, très résistante. Elle a longtemps été utilisée pour des travaux de force.
Il y a plusieurs siècles, on désignait par Aubrac ou Laguiole à la fois les vaches et le fromage.
Le Laguiole est un fromage au lait de vache cru et entier, il a une forme ronde et pèse environ 45 kg. Il trouve ses origines vers l'Antiquité mais c'est vers le XIIè siècle que les moines de la dômerie le produisent de façon plus sérieuse. Il sera fabriqué dans les "Mazucs" (burons) répartis dans les pâtures de l'Aubrac.
Quant à l'Aligot, lorsque le pèlerin sur la route de St Jacques de Compostelle, arrivait affamé, il frappait à la porte de la dômerie et demandait en latin "Aliquid" ce qui signifiait quelque chose à manger. Ce terme au travers des ans est devenu aliquot puis en occitan aligot.

La transhumance. Jadis, les troupeaux sauvages, guidés par leur instinct, suivaient la piste des herbages les plus abondants, ils transhumaient vers les pâturages d'altitude du Massif Central. Au fil des millénaires, ils imprimèrent leur empreinte entre taillis et buissons se frayant un chemin, nommé draille. Plus tard, l'homme devenu pasteur accompagna lui même ses bêtes. Ainsi donc le 25 mai, à la Saint-Urbain, les étables du pays se vidaient, les vaches astiquées, parées de plumets, de pompons, de fleurs, de branchage de rubans, partaient pour l'estive...
L'estive durait théoriquement jusqu'au 13 octobre, jour de la Saint-Guiral. Pendant tout ce temps, vaches et veaux étaient gardés par les buronniers dans des burons : au départ, une simple cabane, elle devient plus solide avec un toit très bas en lauze. C'est là qu'était fabriqué le Laguiole d'Aubrac, affiné dans la cave du buron.
Avec nos amis, nous avons effectué de belles randonnées :


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---Eglise de Nasbinals---------Détail du chapiteau-------------Brûme matinale -----------------Refuge des Rajas ------------Saint Côme d'Olt------------------------------ -
-Portail de l'église St Côme d'Olt --Modillon de la chapelle des Pénitents ---Cul de four de l'église d'Aurelle------Château de la Baume -------------Le Château du Bousquet

- le chemin des granges à Nasbinals : une visite à l'église romane de Nasbinals, puis nous cherchons notre chemin après le foirail.... petit détour sur le plateau et nous rejoignons le chemin des granges à travers les pâturages de Nasbinals et ses granges.
- Le Pic de Mus : départ à St Laurent du Muret puis les hameaux de Chantegrenouille avec son travail à ferrer en pierres, Sinière Planès, puis Taupinet et son beau four à pain bien restauré, également de belles maisons anciennes. La fin du parcours est assez sauvage et nous avons une belle vue sur le Pic de Mus.
- Saulieux au départ de St Côme d'Olt : un circuit facile et varié alternant paysages en sous-bois et larges points de vue. Cette balade nous a marqués par son intérêt patrimonial : de beaux villages : Saint Côme sur le bord du Lot (son église, sa mairie - ancienne demeure seigneuriale, la chapelle des pénitents), les hameaux de Saulieux (de très belles demeures anciennes restaurées), puis celui fortifié de Flaujac (enceinte couronnée de machicoulis, remparts), puis Lévinhac.
- la chapelle d'Aurelle au départ de Rieuvals : un beau sentier muletier dessert ce hameau abandonné. Une très belle église romane a été restaurée par les Compagnons du Devoir. La restauration de quelques maisons préservent l'authenticité du lieu. Retour par un joli sentier bien raide dans une hêtraie.
- Le signal de Mailhebiau (1460 m) : cheminement dans les pâturages avec les belles Aubrac ; solitudes du Mailhebiau où culmine l'Aubrac et où le Bès prend sa source. De beaux burons ("les Rajas" restauré en refuge sur le GR60) des rochers et bien sûr la belle croix de la Rode.
- une petite visite au Château de La Baume nommé le "Versailles du Gévaudan" en fin d'après midi après avoir récupéré René à Usanges (il vient de terminer son stage photo avec Aguila). Petite balade à l'étang de la Baume, puis le hameau de Trémouloux sous un soleil automnal.
- le château du Bousquet près de Laguiole, dernière randonnée (René est de la partie) : départ de la rando, au village de St Rémy de Montpeyroux, puis nous empruntons des sentiers bordés de houx qui nous mènent aux hameaux de Lindières et Giscard. (belles fermes). Puis nous gagnons Montpeyroux et le château du Bousquet (13è et 14è siècle en très bon état).
Mais la région est bien sèche pour la saison et donc peu propice à la poussée des champignons. A défaut de champignons, nous avons fait une belle récolte de noix, chataîgnes, et noisettes.

samedi 24 septembre 2011

Le Marais de Cougourlier, entre manades et roubines

Le marais de Cougourlier se situe en Petite Camargue gardoise dans les étangs d'eau douce du Scamandre, entre Saint Gilles et Vauvert.
Cette randonnée est issue du guide PR - Le Gard à pied (p 150) ou bien Balades nature sur le littoral du Languedoc Roussilon (p 72). Accès de la route N572 à 3km de St Gilles. Carte IGN 2943 Ouest(Pour plus de détails, cliquez sur le lien) Sur le parcours, des panneaux explicatifs sur les milieux, la faune, le flore, le canal etc. Parfait pour quelqu'un qui veut appréhender la Camargue en peu de temps : taureaux, chevaux, roselière, le canal, oiseaux, tout y est.
Le marais a été récemment drainé pour les besoins de l'agriculture puis finalement voué à l'élevage. Nous avons commencé la balade sur le chemin des Pêcheurs. Ils allaient caler leurs filets dans l'étang et le marais du Scamandre, au sud du Cougourlier. Ensuite, nous avons longé une roubine (petit canal) permettant l'irrigation et le drainage des parcelles agricoles. Les cannes de Provence bordent le chemin. Nous sommes passés ensuite devant le Mas du Cougourlier où l'on aperçoit les chevaux camarguais. Dans les roubines nous avons vu les ragondins évolués. Puis nous avons longé le chemin de halage du Canal du Rhône à Sète et sommes montés à l'escalassoun ; un nom qui sonne bon la Camargue mais qu’est-ce donc qu’un escalassoun ?
L’escalassoun est une échelle de bois située près de l’habitation du gardian. En montant au sommet, celui-ci pouvait apercevoir, et donc surveiller, son troupeau de taureaux laissé en semi-liberté. Nous avons bénéficié d'une belle vue sur les manades.
Puis nous avons emprunté la Draille du Cougourlier. Elle permettait aux habitants des Costières de rallier l'étang du Scamandre. On y découvre un paysage de roselières qui abritent de nombreux oiseaux nicheurs. La phragmite, surnommée roseau de Camargue – «sagno» en provençal – désigne une graminée lacustre dont la longue feuille est tranchante ; elle est travaillée par les "sagneurs" ; ces sagnes sont encore utilisés pour faire des toits de chaume, chaume exporté en Angleterre ou aux Pays-Bas.
Une cinquantaine de mètres après l'escalassoun, on laisse filer le canal pour bifurquer à droite vers le mazet de Niargue ; nous avons suivi la piste herbeuse bordée de roseaux. Devant le petit pont et à l'entrée de la manade, on continue dans l'axe sur le chemin pierreux débouchant devant la voie ferrée qui autrefois permettait de raccorder Montpellier à Marseille par Lunel et Arles. Après le petit mazet, on tourne à droite juste avant la voie ferrée et au stop, on passe avant le pont pour rejoindre le Mazet du Niargue. Sur ce magnifique sentier dessiné dans la végétation le long d'une roubine, on passe sous les cannes de provence.
La boucle est bouclée.
Pour les curieux, quelques photos supplémentaires à voir sur le diaporama Picasa ci-après!

dimanche 4 septembre 2011

Halte à Salers Fin Juillet 2011

Avant de gagner la Bretagne, nous faisons une halte de 4 jours à Salers dans le Cantal, du 29 juillet au 1er Août.
C'est une ville des plus attirantes de la Haute-Auvergne (951 m d'altitude). Elle a gardé intacte son passé militaire et judiciaire grâce à un ensemble rare de remparts et de vieux hôtels. Construite sur un piton, on y domine les vallées de l'Aspre et de la Maronne.
Cette cité cantalienne est classée parmi les "plus beaux villages de France" avec ses immeubles inscrits aux monuments historiques : église Saint Mathieu, le beffroi, le bailliage..... et est le berceau de la race Salers.
Nous avons effectué de belles randos, telles que autour de Fontanges et du Puy Violent. De belles vaches "Salers" à la robe acajou et aux cornes en lyre nous ont accompagnés durant toutes nos promenades.
Un diaporama illustre ce court séjour oh combien agréable. Pour en savoir plus cliquez sur l'album ci-dessous.



mardi 12 juillet 2011

Escapade en Cerdagne/Capcir du 6 au 11 Juillet 2011

Nous profitons de 5 jours pour nous échapper vers une nouvelle destination encore inconnue : le Capcir et la Cerdagne dans les Pyrénées-Orientales, en Pays Catalan. Une nouvelle fois nous essayons le camping, pas tout à fait sauvage. Nous dénichons un camping situé à 3 km de Mont-Louis sur la route du site classé des Bouillousses. Au cœur de la forêt de Pla de Barrès, à 1300 m d’altitude, il borde la rivière, la Têt, il offre une vue exceptionnelle sur les montagnes et nous choisissons notre place sur l’aire naturelle.




De belles randonnées sont au programme car les lacs et les torrents abondent dans cette région. Tout d’abord le circuit des 12 lacs des Bouillousses au pied du Mont Carlit. La circulation de la route est réglementée en été et le départ de la randonnée est accessible en navette ou bien avant 7 h du matin en voiture afin de préserver le site.

Que ce soit le lac Sec, le lac de Coumassa, le lac de Sobiran, le lac de Dougnes ou bien encore les nombreux laquets qui s’échelonnent le long du trajet, nous sommes enchantés de cette balade prévue pour 5 h de marche.

Sur les conseils d’un jeune randonneur, nous orientons notre seconde rando sur la vallée d’Eyne, classée réserve naturelle par sa richesse botanique. Nous empruntons le petit sentier qui s’élève au dessus du village d’Eyne, à 1599 m et nous traversons une magnifique vallée dont les pentes sont couvertes de rhododendrons. Une fois passée l'Orri de Baix (2046m) et un dernier ressaut rocheux, la pente se fait plus douce, et le sentier chemine tranquillement jusqu'à nous amener au Pla de la Beguda (2335m), au pied de la combe d'Eyne où nous nous arrêtons. Le sentier continue jusqu’au col de Nuria et le pic d’Eyne. Des troupeaux de vaches de race Bazadaise paissent tranquillement et les marmottes pointent leur nez et nous préviennent par force cris.
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----- Eglise de Formiguières ------------- Citadelle Vauban de Mont-Louis ---------------------- Prieuré de Marcevol --Le 3ème jour détente et visite de quelques petites églises romanes : Planès avec son église en forme de trèfle, Formiguières avec son christ en bois polychrome très dépouillé, la Llagonne et son église fortifiée avec ses Christ d’une part en Majesté, d’autre part en Mandorle (en forme d’amande) et également un Christ romano-bizantin du XIIe. L'édifice conserve du mobilier ancien fort intéressant, en particulier un antépendium du XIIIe siècle. Un antépendium est un devant d'autel, une sorte de cache dont les décors expliquent la vie d'un Saint (Ici St Vincent) ; le retable de Sunyer était en restauration. Egalement un très beau Saint Valentin. Tous ces bois polychrome datent du 12 et 13è s. Nous avons terminé notre journée culturelle par l’Ermitage de Font Romeu avec son église où les pélerins de St Jacques s’arrêtaient. Là encore un très beau retable de Sunyer.
............... Pour en savoir plus sur ce séjour, cliquez sur le diaporama ci-desssous......


Le dernier jour, randonnée au Lac des Camporells. Nous avons tout d’abord emprunté en voiture, sur plusieurs kilomètres, la route forestière jusqu'à la première barrière. De là, le sentier nous a amenés en moins de 2h au Camporells. Le chemin monte tout droit sur la Serra de Mauri, d'abord en sous-bois, puis sur un large sentier caillouteux, qui nous amène au point le plus haut de la randonnée (2428m), et d'où l'on a un point de vue fabuleux sur le site des Camporells droit devant, mais aussi sur notre droite avec la vallée du Galbe, et sur notre gauche où la vue porte jusqu'aux Bouillouses. La descente par la piste forestière nous amène au refuge des Camporells, en bordure de l'Estany del Mig. Nous avons pique-niqué à l'Estany Gros. Cette promenade est un véritable régal pour les yeux qui ne savent plus vers où se diriger: vers les sommets des deux Pic Péric, vers le bleu des lacs ou vers le vert des pins. Et c'est la tête pleine de toutes ces impressions que l'on prend le chemin du retour par le même parcours. Au moment du départ, arrêt à Mont-Louis pour la visite de la citadelle, puis à Villefranche de Conflent pour la visite de l'église romane avec son portail roman en marbre rouge ainsi que ses remparts et enfin visite du Prieuré de Marcevol.
Carte utilisée : 2249ET

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