mercredi 16 octobre 2013

Randonnées dans les Pyrénées Orientales avec nos amis Soubrier

  La rive gauche de la  Têt, exposée plein sud.Nous avons séjourné à Clara dans le Conflent à 6km de Prades, petit village perché à 600 m et avons randonné en étoiles, du samedi 28/09 au 5 Octobre. Vous trouverez ci-dessous un résumé de nos randos effectuées sur une semaine :
Image de carte
-Les balcons de Taurynia (ou les Mines de Taurynia et le canal de Bohère :  les mines de fer et l’Abbaye de Cuxa : départ de Clara (pour éviter de prendre la voiture le 1er jour). Topo guide Chamina (n°14) ou Topo guide Pyrénées Glénat Tome 1 (n° 18)–Longueur 18,5 km–dénivelé: 510 m.
Ce chemin avait rendez vous avec l’histoire : des mines de fer abandonnées depuis 195O, une abbaye pré-romane du Xe entourée de vergés baignés par le canal de Bohère. Il s’agit de la belle abbaye de St Michel de Cuxa d’influence byzantine. La plus ancienne abbaye romane du Roussillon : un très beau clocher roman Abbaye de St Michel de Cuxaà 4 étages de baies jumelées surmontées d'oculi et de créneaux.Un bel itinéraire dominé par le Canigou.
- Saint Martin du Canigou ou Les Boucles de Saint Martin du Canigou au départ de Casteils. Topo Guide Chamina (n° 15) ou  Topo guide Pyrénées Glénat Tome 1 (n° 19) – dénivelé 600 m, 9,8 km. 
Du village de Casteils, une belle rando au pied du Canigou qui monte par le Col de Llavent (958 m) en passant devant le cascade Dietrich. Après le col de Llavent, on grimpe dans la forêt du Bois de la Ville en enchaînant plusieurs ravins qui descendent à flanc nord du Canigou et que l’on enjambe presque toujours dans leur partie la plus haute. Chaque ravin Photo Clara 243franchi nous amène toujours plus haut.C’est d’abord celui de la Guille puis celui des Cirers et enfin celui de l’Asmoursadous.  Nous traversons tout d’abord des aulnes, puis des noisetiers (où nous perdons notre chemin). Une descente d’un ravin un peu scabreuse (main courante avec câble) nous amène sur un sentier en balcon. Là, à la Font del Bac dels Monjos à 1.347 mètres d’altitude, on atteint le point culminant de la balade puis descente en lacets jusqu’à l’abbaye. Nous dominons l’abbaye à 1055 m. Pique nique bien mérité face à l’abbaye. Nous la visiterons (1h) accompagnés d’un moine-guide à 14h (Communauté des Béatitudes). Cette abbaye romane méridionale a été fondée autour de l’an mille par Guifred II, comte du Conflent et de Cerdagne. Elle comprend 2 basiliques superposées, la basilique inférieure étant à demi enterrée.Le cloître a conservé 3 de ses anciennes galeries ; la galerie sud a été refaite avec les matériaux provenant d’un étage supérieur ajouté au XIIe. Puis après notre visite,  descente par le sentier qui descend en lacets au sud de l’abbaye par le ravin du Ridoulté qui tout en bas rejoint celui du Cady.
Arrêt au retour à la belle église de Corneilla de Conflent. Cette église est vraiment remarquable par la qualité de son architecture et son mobilier presque entièrement classé. Elle a un clocher du XIe siècle de style lombard, une nef flanquée de bas côté, une galerie de cloître côté nord, un transept à absidioles et une abside semi circulaire, tout ça d'époque variée . Son portail est ornementé d'un tympan sculpté et dispose de colonnes dont les chapiteaux proviennent du cloître aujourd'hui disparu. Son mobilier est impressionnant pour une petite église. La table du maître-autel est d'origine romane, il y a des stall es de chanoines. Elle contient de nos jours  une mise au tombeau incomplète du XVe, un Christ du XVIIe, une Vierge Photo Clara 357du XIVe (Notre Dame de la Crêche  venant de l'abbaye St Michel de Cuxa, XIIIe siècle), une croix reliquaire du XIIIe et un chasublier.
Remarque : pour ceux qui utiliseront le guide Chamina, une erreur est à signaler dans la durée et le kilométrage de la randonnée. Il faut 4 h (et non 2h30 indiqué) et 9,8 Km (et non 6 km).
- Les crêtes de Serrabone dans les Aspres, au départ du parking du Prieuré – Topo Guide Pyrénées Glénat – Tome 1 (n°16) – Dénivelé 550 m, longueur 10 km.
Magnifique rando dans les bruyères du massif des Aspres. Dés l’esplanade du prieuré , nous empruntons le sentier des crêtes en direction du nord ouest qui s’élève d’abord modestement dans la garrigue mais bien vite la pente se fait plus raide , le souffle plus court, malgré le 1er Octobre, le soleil commence à taper et la sueur perle. Le sentier serpente dans les bruyères roses fleuries en ce moment et les  bruyères arborescentes. Puis l’ascension devient plus raide par un sentier schisteux. Nous parvenons à la ligne des crêtes et prenons notre café avec encas aux col des Arques à 970 m. Un petit vent se fait alors sentir apportant un peu de fraicheur bienvenue. Nous continuons les ondulations des crêtes et poursuivons plein sud, puis au cairn nous commençons la descente en atteignant l’épave d’une camionnette bleue indiquant sur son flanc la direction de Serrabonne. (pique nique à l’ombre de chênes).  Après avoir suivi cette piste un bon moment nous parvenons au Col de l’Aspic (634 m). Dès lors nous empruntons le sentier qui assurait l’antique liaison entre Boule d’Amont et Serrabonne et qui serpente dans une forêt de hêtres. La descente, assez rapide, nous conduit au fond d’un ravin pour y franchir un petit cours d’eau  « Correc de la Corbera », affluent du Boulès. Nous voila peuPhoto Clara 395 après en vue du prieuré de Serrabone où une visite s’impose.
Un mot sur ce célèbre prieuré , un des chef d’œuvres de l’art roman roussillonnais, constitué à l’origine par la seule église « Santa Maria de Serrabona » construite au X°s , avant que de multiples travaux le siècle suivant, ne transforme le lieu en prieuré où s’installera une communauté de moines augustins . Outre sa tour clocher, nous y trouvons entourant la petite église originelle, un cloitre (constitué d'une seule galerie orientée plein sud avec de très beaux chapiteaux) les transepts, 3 absides et absidioles, les nefs centrale (voûtée en berceau brisé) et  latérale. Les sculptures du cloître, du portail, de la fenêtre absidiale et de la tribune sont entièrement ouvragées en marbre rose du Conflent. Une particularité - La Tribune : La tribune est considérée comme l'exemple le plus remarquable d'un travail de sculpture pour l'époque romane en Pays Catalan.
Arrêt au retour à la petite chapelle de de Saint Nazari de Barbadel (pré-romane X et XIème). 

Photo Clara 446 - Les gorges de la Carança au départ du parking de Thuès. Topo Guide Chamina (n°18)- Topo Guide Pyrénées Glénat – Tome 1 (n°25) – Dénivelé 300 m – Longueur : 8,6 km
Des ponts de singes, des passerelles suspendues et des échelles, le tout agrémenté de longs passages en corniche avec câbles : voilà ce qui nous attendait dans la remontée des gorges de la Carança.
Nous entrons dans la gorge en passant sous le pont du « train jaune », franchissant aussitôt un petit tunnel taillé dans la roche. Le chemin lui aussi taillé dans la roche suit le torrent puis s’élève rapidement pour cheminer en balcon au-dessus de la rivière. Impressionnant. Nous laissons face à nous la variante « balcons de la Têt par corniche » et prenons à droite la direction des « passerelles par corniche » en franchissant le pont. Le chemin s’élève rapidement, et nous dominons la gorge, repérant en contrebas, sur l’autre versant, le sentier variante. Nous prenons à gauche « passerelles par corniche », puis, immédiatement, on laisse « Donna » à droite pour continuer à l’horizontale. Nous passons maintenant sur un chemin en corniche, taillé dans la falaise. Le site est impressionnant, à déconseiller à ceux qui ont le vertige, mais il est équipé d’un câble qui sécurise vraiment l’itinéraire. La partie la plus agréable commence après une prise d'eau au bout d'une petite heure de marche. on suit la rivière de très près par des échelles, des passerelles et des ponts métalliques suspendus et ceci pendant près d'une heure. Après un
long parcours en forêt nous grimpons à une échelle pour accéder à une passerelle suspendue que l’on traverse. Les mouvements d’oscillation de la passerelle surprennent un peu, mais
les câbles latéraux permettent de garder l’équilibre… Nous pique niquons à côté d’un pont en pierres appareillées, suivi d’un large chemin bâti !. Retour ensuite par le même itinéraire mais plus rapidement qu’à l’aller.
Arrêt au retour à Villefranche de Conflent pour la visite de l’église (malheureusement celle-ci est fermée à partir du 1er Octobre). Puis destination Prades où nous en profitons pour faire un tour à l’église Saint Pierre et voir ce fameux retable baroque (Le plus grand retable baroque de France) du grand sculpteur catalan Joseph Sunyer, qui réalisa cette Photo Clara 598œuvre à la fin du XVIIème siècle.
- Le chemin des estives : Casteil et la route forestière de Mariailles (Casteil et la route forestière de Mariailles, piste en terre à partir du Col de Jou, parking du Randé). Départ du Refuge de Mariailles - Topo Guide Chamina (n°13) – Dénivelé 810 m – Longueur 15,5 km (Point de départ pour le Canigou).
Nous empruntons le GR10 qui descend au milieu des sapins  le long d’un canal. Après avoir traversé la rivière Llipodère  par un petit pont de bois on débute la montée au travers d’une agréable forêt. Le chemin se poursuit jusqu’à la rivière Cady (1964m) que l’on traverse sans difficulté (petit encas avec café/thé pour se restaurer avant d’attaquer la montée). Nous remontons le ravin de Moura après deuxième passage rocheux sécurisé, nous montons raide en forêt et traversons un pierrier. Dans une zone de fougères, nous passons devant les orri de Moura et atteignons le Col de Segalès où nous pique-niquons. Au col de Ségalès nous prenons à droite vers le refuge de Mariailles et traversons 2 grands pierriers. Nous laissons le Canigou à gauche (2h) et nous franchissons à nouveau un torrent, Cady, au milieux de ma
gnifiques sorbiers des oiseleurs et leurs fruits rouges.
Nous passons le ravin des sept hommes et continuons en forêt pour arriver au refuge ONF de Mariailles, avec une très belle vue sur le Canigou. Des bolets rudes pointent leur nez et feront un excellent accompagnement pour nos pâtes.
-Photo Clara 737 Dernier jour la pluie ! : plus de rando mais nous visiterons St Michel de Cuxa à nouveau, puis Castelnou^, ce village médiéval et son château, ainsi que le Musée d’Art Sacré d’Illes sur Têt. 

- Sur la route du retour, sous un magnifique ciel bleu, arrêt au joli village d’Eus et au Prieuré de Marcevol (pique nique). Là encore une visite s’impose. Le prieuré est situé sur la commune d’Arboussols à 560 m sur un plateau dominant la vallée de la Têt, au cœur d'un paysage somptueux avec vue imprenable du
Canigou. Il fut bâti au 12ème siècle par les chanoines du Saint-Sépulcre. Sa façade regarde vers l'ouest : elle est typique de l'art Roman du XIIème siècle, constituée de pierres granitiques parfaitement taillées et assemblées. Le portail est en marbre rose de la carrière de Villefranche de Conflent. Nous ferons également un petit détour,à quelques pas du prieuré, à la chapelle de Nostra Senyora de les Grades, du XIe, qui domine  le petit hameau. JPierre, Christiane et René pilleront les figuiers de la campagne !…. JPierre préparera sa confiture le soir même (16 bocaux).
Pour en savoir plus, il suffit de cliquer sur le diaporama ci-dessous :


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lundi 14 octobre 2013

Une semaine à Istanbul du 15 au 22 Septembre 2013

La Mosquée Bleue (Sultanahmet Camii). Istanbul (ou Istanboul) est la plus grande ville et métropole de la Turquie sur le détroit du Bosphore. C’est aujourd’hui est une  mégapole à l’échelle du XXIe siècle. À cheval sur deux continents (Europe et Asie), séparée par le Bosphore, la ville se souvient parfois qu’elle fut la Byzance des Grecs,  la Constantinople de l’Empire romain d’Orient et la capitale des sultans ottomans. La petite mer de Marmara baigne les côtes sud de la ville d’Istanbul. On y voit stationner des pétroliers qui attendent de remonter le détroit du Bosphore jusqu’à la mer Noire.Nous avons beaucoup déambulé dans le vieil Istanbul (environ 110 km en 1 semaine.
La ville fut fondée vers 657 av. JC sous le nom de Byzance et reste sous la protection d’Athènes puis passe sous domination romaine en 79 ap. JC. L’empereur romain, Septime Sévère fait construire l’hippodrome. Puis elle prend le nom de Constantinople en 330 sous le règne de Constantin le Grand qui fait bâtir la première basilique Sainte Sophie, des thermes,….  En mai 1453, les Ottomans, avec Mehmet II le Conquérant, assiègent Constantinople et prennent la ville signifiant la fin de l’Empire Byzantin. Constantinople devient la capitale de l’Empire ottoman jusqu’en 1923: la république est proclamée (Atatürk en est le premier président) et Ankara est choisie comme capitale. En 1928, Istanbul devient officiellement le nouveau nom de la ville.
Nous séjournions à l’Hotel Adeka situé dans le quartier de Sultanahmet. Nous résumerons ci-dessous nos circuits accompagnés des visites. Il y a beaucoup de choses à visiter à Istanbul et il a fallu sélectionner. Voici ce que nous Encore de nombreuses maisons avec leurs façades en bois.avons fait vu et aimé à Istanbul :
Nous avons commencé, par le centre historique : Sultanahmet, Istanbul l’Ottomane : (sur les traces de Sinan, l’architecte des grandes mosquées) :
- Tout d’abord une petite visite l’après midi dans le Quartier de Sultanahmet avec la visite de la Petite Sainte Sophie (ancienne église Serge et Saint Bacchus), à l’écart des foules : un chef d’œuvre d’architecture avec de puissants piliers, des colonnes en marbre. Dans le jardin, l’ancienne medrese (école coranique) abrite un petit cloître avec des ateliers artisanaux. Il fait bon boire un turkish tea ou un café à l’orientale. La rue devant l’église est bordée d’ateliers artisanaux. BeaucoDécoration de la coupole.up de maisons en bois ruinées ou restaurées.
- Le 2ème jour, visite de La Mosquée Bleue (Sultan Ahmet Camii), la plus célèbre des mosquées (6 ans de travaux)  : magnifique, très aérée bien qu'imposante, sensation de bien-être à l'intérieur, effet de perspectives des coupoles, et surtout de très belles mosaïques avec les carreaux d’Iznik (plus de 21 000 carreaux).
Nombreux étals de poissonniers avec anchois, sardines, dorades, bars,...
  Nous en avons profité pour aller nous promener vers Kadirga, un quartier populaire, pas de boutiques  touristiques mais des petits commerces oubliés, maisons en bois malheureusement délabrées, “lokantas” petits resto servant des plats simples. Nous avons poursuivi notre balade vers le quartier de Kumkapi : ancien quartiers de pêcheurs. Ce quartier abritait des communautés arménienne et grecque (églises grecques orthodoxes). Nous avons prolongé la balade jusqu’au marché aux poissons le long d’une promenade Changement d'ambiance : le Grand Bazar !aménagée au bord de l’eau. Puis un détour bien sûr au Grand Bazar (visite des Han, petites cours à ciel ouvert). Construit au XVè, une sorte de marché couvert, des  caravansérails mais de nombreux incendies successifs ont ravagé le Grand Bazar. Plus de 4000 échoppes et 200 000 M2, le plus grand marché couvert du monde, mais malheureusement devenu très touristique. Visite de la très belle mosquée de Soliman le Magnifique. La plus grande mosquée de la ville fut érigée de 1550 à 1557 pour le plus grand des sultans, Soliman-le-Magnifique, C'est  le plus imposant monument ottoman par ses dimensions, dont l'énorme coupole Roses, oeillets, tulipes et cyprès stylisés sont représentés en motifs variés sur les faiences.de 27 m de diamètre est posée sur 4 grands piliers de 53 m de hauteur. Elle comporte 4 minarets élancés. Visite également de la Mosquée Shézade, très proche de Soliman. Cette œuvre remarquable de l’architecte Sinan fut construite à laLa coupole de 27,50 m de diamètre culmine à 47 m. gloire de Mehmet, le fils préféré de Soliman-le-Magnifique, en 1543. La décoration intérieure est simple et légère dans les tons rouge et jaune. Les bâtiments au nord de la mosquée sont appuyés contre l’aqueduc de Valens qui fut construit pour alimenter les  différentes citernes en eau, au IVe siècle. Au retour, nous nous sommes arrêtés à la Mosquée de Sokollu (mosquée sobre, malheureusement fermée).
Le jour suivant visite du Palais de Dolmabache et l’Istanbul moderne
Le palais comprend deux parties: les appartements impériaux officiels (selamlik) et les appartements privés (haremlik). - Palais de Dolmabache (arrêt de tram de “Kabatas”) : cette résidence impérale du XIX è de style néobaroque, a été construite entre 1842 et 1853, sous le règne du sultan Abdulmecit qui désirait un palais plus luxueux que Topkapi. Son édification coûta cinq millions de livres-or ottomanes, soit l'équivalent de 35 tonnes d'or, dont quatorze tonnes furent utilisées sous forme de feuille d'or pour décorer les plafonds du palais. Le palais de la démesure, pas moins de 280 pièces, 43 salons, 6 hammams, colonnes grecques, voutes mauresque ou gothiques, rocailles victoriennes, parquets en lame d’ébène, d’acajou et de bois de rose. Il y en a pour tous les goûts.  Un escalier de cristal signé Baccarat, une avalanche d’or, d’argent, des cristaux taillés en diamants….  et un magnifique harem qui comprend plus de 50 pièces. A voir également le jardin. Le tout Tram original du début du XX ème siècle qui relie la place du Tünel (arrivée du funiculaire) à la place Taskim.est construit sur un terrain conquis sur la mer (détroit du Boshphore).
  L’après midi, nous nous rendons dans l’Istanbul moderne : la place Taksim : le quartier jeune et moderne avec l 'avenue Istiklal, une des plus célèbres avenues d’Istanbul , parcourue par près de 3 millions de personnes par jour le week-end. Située dans le quartier historique du district de Beyoğlu, c'est une rue piétonne d’environ trois kilomètres de long, qui abrite des boutiques, magasins de musique, librairie, galeries d'art, cinémas, théâtres, bibliothèques, cafés, pubs, boîtes de nuit, pâtisseries, chocolateries. L'avenue, avec une architecture turque du XIXe siècle relie le quartier génois autour de la tour de Galata à la place de Taksim. C’est une avenue cosmopolite entourée par des immeubles d'une grande importance politique et historique, différentes églises orthodoxes, synagogues, mosquées, des établissements universitaires établis par divers pays européens tels que l'Autriche, la France, l'Allemagne et l'Italie Coucher de soleil sur le pont de Galata qui traverse la Corne d'Or. au début du XIXe siècle, les consulats (anciennes ambassades avant 1923) de plusieurs pays dont la France, la Grèce, la Russie, l'Espagne, la Suède, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.
Lorsque nous descendons la rue Istiklal, nous arrivons à la célèbre Tour et le pont de Galata et ses pêcheurs à la ligne (marché aux poissons sous le pont).
- Le 3ème jour, Nous reprenons le quartier de Sultanahmet avec :
- Le palais de Topkapi : la résidence des Ce pavillon est entourée de 22 piliers. Sultans, à voir, vraiment. Le harem est impressionnant avec ses magnifiques faïences d’Iznik (nombreuses cours). Durant 4 siècles, chaque souverain a apporté des embellissements à cet immense palais, construisant des kiosques, des belvédères sur le Bosphore et la mer de Marmara. A la différence des châteaux européens, peu de grandes et magnifiques salles meublées à Topkapi. Topkapi est en quelque sorte un camp pétrifié de marbre et de plomb.  Les palais des Ottomans ne sont en fait qu’un rassemblement de kiosques qui évoquent leur origine nomades.
- Sainte Sophie (Aya Sofy)  : on se rend facilement compte de sa splendeur passée grâce aux ... et pour profiter des derniers rayons de soleil sur Sainte Sophie ...mosaïques dorées qui ont survécues au temps, mais nous avons été déçus. Historiquement, la construction de la basilique fut ordonnée par l’empereur Justinien en 360.  En 1453 le sultan Mehmet II transformait la basilique en mosquée en   y ajoutant un croissant (pour remplacer le crucifix), un mihrab (qui montre la direction de la Mecque) et un minbar (la chaire). Elle servit de mosquée puis Atatürk (premier président de la République Turque) la transforma en musée. Elle était en restauration. Elle est très sombre. Pour nous la partie la plus intéressante se trouve aux tribunes. (très belles mosaïques: portrait de l’impératrice Zoé,  la Vierge et Saint Jean Baptiste, le jour du La citerne possède 336 colonnes de réutilisation en provenance de différents temples.Jugement dernier demandant au Christ la rédemption de tous les pêcheurs).
- Pour terminer la journée, une visite à la Citerne Basilique s’imposait (Yerebatn Saryi). Construite par l’empereur Justinien en 542 avec la participation de 7000 esclaves, elle se trouve sous la cour d’une basilique incendiée puis reconstruite. Elle fournissait en eau le Grand Palais de Topkapi. Elle possède 336 colonnes (chapiteaux corinthiens), réparties en 12 rangées, le tout baigne non seulement dans l’eau mais aussi dans un éclairage rougeâtre qui renforce le sentiment d’étrangeté.
- Le 4ème jour, nous embarquons (à Kabatas) pour l’Ile des Princes.(un archipel de neuf îles dans la mer de Marmara au sud-est d'Istanbul). Petit tour dans l’île de  Büyük Ada. La plus grande et la plus célèbre. Comme les véhicules motorisés y sont interdits, 3 possibilités :  le cheval et sa calèche, le vélo ou bien à pied. C’est ce que nous avons retenu. La rue principale a encore un certain charme, elle est couverte de magnifiques résidences d’été (yali). Nous avons aimé le sentier pavé dans la pinède qui nous mène au monastère orthodoxe Saint Georges avec une vue panoramique sur Istanbul et Photo 657 un restaurant champêtre à prix bon marché. Retour en fin de soirée, pour admirer les couleurs du soleil couchant.
Le 5ème jour : Visite de la Corne d’Or, du Bazar Egyptien et la mosquée de Rustem Paşa, du quartier de Fathi et des remparts.
Restauré en 1943, une partie des épiciers ont laissé leur place aux bijoutiers et autres commerces.Le Bazar égyptien fut construit en 1660 grâce aux impôts rapporté d'Egypte. Mais auparavant, Génois et Vénitiens y tenaient déjà un marché aux épices. Restauré en 1943, une partie des épiciers ont laissé leur place aux bijoutiers et autres commerces. La mosquée de Rustem Pasa étant fermée (vendredi, jour de prière), nous nous sommes dirigés vers Fatih L'ancien lavabo de la mosquée. Camii : Mosquée de Mehmet le Conquérant. Elle se voit de partout avec son dôme gigantesque et ses minarets qui s'élancent vers le ciel. Elle est située dans un quartier populaire. Puis en route pour l’'église byzantine (XII ème) du Christ PC'est l'un des plus beaux exemples du style ottoman.antocrator (Molla Zeyrek Kilise Camii) qui est toujours en restauration. Il s'agit de deux églises reliées par une chapelle qui servit de caveaux aux familles impériales des Commènes.  Puis retour vers la mosquée de Rüstem  Pasa (Rüstem Pasa Camii) construite par Mimar Siman pour le grand vizir de Soliman le Magnifique. C'est l'un des plus beaux exemples du style ottoman (décoré de très belles faïences d’Iznik).
En fin d’après midi, nous rejoignons le quartier de Ballat en taxi pour longer les murailles byzantines qui relient la Corne d'Or à Yedikule (6,5 km). Une halte devant les vestiges du palais Tekfur (palais Constantin Porphyrogénète) du XIII ème siècle qui a servi de résidence impériale pendant les deux derniers siècles de l'Empire Byzantin. Au pied du pont de Galata (côté vieil Istanbul), dîner de "baliki ekmek" (pain garni aux maquereaux grillés avec salade et oignons). Du fait des fermetures pour prières ce vendredi, nous n’avons pu rejoindre à temps l’église Saint-Sauveur-in-Chora, à notre grand regret. Au retour arrêt à la Mosquée Neuve ou mosquée de la Sultane-Mère (Yeni Cami) située sur la rive sud de la Corne d'Or, au débouché sud du pont de Galata, à proximité du bazar égyptien sur la place d'Eminönü. C’est une des plus connues d’Istanbul.
Photo 525
  -Le 6ème jour :  La croisière sur le Bosphore (embarquement à Eminönü) :  c'est reposant, du bateau nous regardons les palais, les belles “yali” construites sur le Bosphore…. on se laisse porter, on prend de belles photos au fil de l'eau. Arrivés sur la rive asiatique à l'embouchure de la mer noire, nous déjeunons de poissons dans un petit village de pêcheurs (Anadolu Kavağı), puis nous traversons en bateau pour revenir sur la côte européenne et empruntons le bus à Rumeli Kavagi pour rentrer. Nous nous arrêtons à Bebek, le Saint Trop local.
Dernier matin, nous empruntons tout d’abord le tramway puis le métro pour rejoindre l’aéroport d’Ataturk, rapide simple et économique. En arrivant, nous avions réservé le taxi de l’hôtel.
Les stanbouliotes ont été très accueillants, d'une réelle gentillesse. Aucun problème d’insécurité.
Pour en savoir plus, cliquez sur le diaporama ci-dessous
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